Intermède #5 : What are you addicted to?

Intermède #5 : What are you addicted to?
"J'additionne les addictions, je collectionne à ma façon..."

Peut être avez vous déjà entendu cette chanson. Peut être même savez vous que c'est la dernière de Superbus (La fan hystérique, au fond, arrête de hurler! Ah bon, tu hurlais pas, tu exprimais juste ta joie?^^). En tous cas, une chanson qui reste dans la tête. Une chanson addictive? Peut être. Surement, si j'en crois mon expérience.

Mais vous, c'est quoi vos addictions? De quoi ne pouvez vous pas vous passez?

Moi, c'est les mots. Sous toutes leurs formes. Dans les livres ou sous mes doigts. Dans mes oreilles ou sur ma langue.
La musique, ma musique.
Mon chat, ses poils.
Le chocolat.

E
t vous?
What are you addicted to?

# Posté le samedi 20 décembre 2008 12:36

Modifié le dimanche 19 avril 2009 10:58

Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait. [ Mark Twain ]XXVII

Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait. [ Mark Twain ]XXVII
Banane, eeh! (et non pas "eeh, banane", qui ne veut rien dire du tout. et si vous ne comprenez pas, lisez le à voix haute.). Et surtout la santé.
Ca y est, c'est 2009. Un an de plus, et comme je suis sympa (vive les bonnes résolutions qui ne tiennent que deux jours), un chapitre de plus.
N'oubliez pas que je vous aime, et que 2009 vous soit belle et heureuse!

Nous marchons à la file indienne dans la rue. Enfin, à la lumière du jour, je ne suis plus sûr de pouvoir appeler ça une rue. Je reste sur ma première impression : elle a été taillée à mains d'homme dans des murs épais déjà existants. L'espace entre les deux parois diminue avec la hauteur, pour, en haut, d'être plus qu'une fine ligne de ciel pâle s'immisçant difficilement entre les murs marron sale, option pas nettoyé depuis Napoléon (le premier). Peu de portes donnent sur ce passage. D'ailleurs, ce ne sont pas vraiment des portes, plus des bouts de bois liés les uns aux autres par des moyens de fortune, ficelles et clous rouillés. En fait, ici, tout semble avoir été fait grossièrement, par des gens peu qualifiés ou pressés par le temps. Même l'appartement (enfin, l'appartement... faut le dire vite), sans fenêtre, avec tout juste le confort rudimentaire, paraît avoir le même but que les premiers secours pour le SAMU : en faire le minimum mais être efficace. Ce sont les bases, mais elles remplissent leur office : on peut circuler dans cette rue; entrer (ou sortir, au choix) par ces portes; on peut survivre dans ces pièces.
Dans le rang, de la nourriture circule. Elle devait être dans l'un des deux sacs que Marlène a récupérés dans le couloir.

« Qu'est ce que c'est? », je demande au type devant moi, qui me fait passer les portions que je donne à mon tour vers l'arrière de la colonne.
« Du pain avec de la viande et du fromage. »

Lorsque ma ration m'arrive entre les mains, je me retiens de dire que c'est un sandwich jambon-gruyère. Peu importe son nom, après tout, il arrive à point. Mon estomac commençait à me faire sérieusement sentir son vide intersidéral. Je mords joyeusement dans ma pitance – qui sait, c'est peut-être mon dernier repas. Hum. Pas si joyeusement que ça, finalement. Autant en profiter. C'est bien la première fois que je déguste à un tel point ce classique indémodable, roi des sandwichs.

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 10:04

Modifié le samedi 10 octobre 2009 10:44

Quand on est mort, c'est pour la vie? [ Les questions, Aldebert ]XXVIII

Quand on est mort, c'est pour la vie? [ Les questions, Aldebert ]XXVIII
Bon, alors, autant vous prévenir de suite, cet article, c'est de la merde. Au sens propre comme au figuré. Mais je me suis bien marrée à l'écrire. Alors après, il faut avoir mon sens de l'humour, quoi. Ce que je ne souhaite pas à tout le monde, soit dit en passant.
Et puis aussi, je me désespère un peu parce que j'ai l'impression de perdre mes lecteurs les uns après les autres. Je comprends tout à fait que cette histoire ne plaise pas à tous (des fois, je me demande même si elle me plait...^^), mais j'aimerais que, si vous n'aimez pas, vous me disiez pourquoi. Histoire d'améliorer tout ça. =D
Merci à vous, à ceux qui lisent, à ceux qui disent.

La dernière bouchée était celle de trop. Le contenu de mes intestins presse maintenant pour sortir, à l'autre bout de ma chaîne alimentaire. Ça faisait tellement longtemps que ça ne m'était pas arrivé que j'en avais oublié la sensation. J'aurais préféré rester dans l'ignorance.
Soudain, la file que nous formons s'arrête. J'étais si concentré sur ma vie intérieure que je ne réalise pas tout de suite et bute dans l'homme de devant.

« Désolé... »

J'aimerais bien savoir ce qui se passe. Les murmures que j'entends autour de moi me laissent croire que je ne suis pas le seul. Puis, devant moi, le type se retourne et me tend un sac.

« On arrive à une grande rue. Faut se faire discret et sortir que quand elle l'indique. Prends une corde et fait passer. »

Je hoche la tête et attrape le sac. J'en tire une grossière ficelle mal dégrossie. À mon tour, je pivote, et répète les instructions à celui qui me suit. Petit à petit, elles gagnent le bout de la colonne. Le sac revient. Le silence qui s'est installé clame notre malaise. Puis, tout doucement, nous nous remettons en marche.
Ce court arrêt avait mis en pause ce qui a cours dans mon corps. Dès que possible, je m'esquive et me débarrasse de ce poids qui se fait de plus en plus lourd.
J'arrive enfin devant Marlène. Elle me sourit, et m'indique une direction, où quatre autres hommes semblent m'attendre.

« Par là. », Dit-elle tout bas. D'un mouvement vif, elle attrape mon majeur, mon index et mon annulaire, et les serre brièvement dans sa main, tout en murmurant « bonne chance ».

Cela a été tellement rapide que je me demande si je n'ai pas rêvé. Déjà, le suivant prend ma place face à Marlène, et je me retrouve devant mon groupe.

« C'est bon, t'es le cinquième, on peut y aller. » Dit l'un d'entre eux. Il se met en marche, et nous le suivons. Je reviens à la réalité. Le souvenir de ma main dans la sienne s'estompe, happé par cette envie, conséquence de mes derniers repas, qui me mange de l'intérieur et oblitère toute autre pensée. Je dois m'en défaire, et vite.
Nous débouchons enfin sur la grande rue. Elle est aussi peuplée qu'hier soir – dire que c'était seulement hier... J'ai du mal à marcher normalement. Et puis on doit avoir l'air malins, avec nos cordes (et on est sensés se faire discret). Pour paraître plus décontracté, je passe la mienne en bandoulière, façon Indiana Jones, sauf que lui c'était un lasso. De toute façon, les gens ne s'intéressent pas plus à nous qu'ils ne le faisaient hier.
Il ne faut pas non plus sembler être un groupe. Nous restons donc à une certaine distance les uns des autres, comme si nous allions par hasard dans la même direction.
J'ai de plus en plus de mal à me contenir. Soudain, j'avise une ruelle, étroite et sombre. Je m'y engouffre. Je les rejoindrai après, quand ça ira mieux.

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 10:39

Modifié le samedi 10 octobre 2009 10:45

S'il tuait un homme - en service commandé - sans la moindre hésitation, c'était également sans la moindre animosité. [ Isaac Asimov, Fondation et empire. ]XXIX

S'il tuait un homme - en service commandé - sans la moindre hésitation, c'était également sans la moindre animosité. [ Isaac Asimov, Fondation et empire. ]XXIX
Bon, aujourd'hui, j'ai décidé de vous culturer. Histoire que vous ayez du cultivement, quoi. Ou de la cultivation, comme vous voulez. Donc je disais, on apprend des trucs tous les jours. Pourquoi pas ici? Je vous avoue, ça vous servira rarement dans la vie courante, ce que je vais vous dire, mais bon, on sait jamais. Donc, aujourd'hui, culturons nous en apprenant un mot :
DROSSER : Oui, moi aussi, quand je l'ai vu, j'ai cru que c'était une erreur d'impression. Mais, après consultation du dictionnaire, il s'avère que ce verbe existe pour de vrai. Il veut dire "ramener vers la côte", c'est un terme maritime.
Comme ça, maintenant, vous pourrez dire que "les vagues ont drossé le ballon envoyé trop loin." Par exemple.
Et puis, cet instant de culture intensive mise à part, j'aime beaucoup ce chapitre. J'ai aimé l'écrire, j'aime le lire. J'aime son côté un peu cinématographique. J'aime sa tension. Et j'espère que vous aimerez aussi...

Je sors de la ruelle, le corps et l'esprit plus légers. Il n'y a pas à dire, ça enlève un poids. J'ai essayé d'être rapide, mais il faut croire que pas assez. Ils m'ont distancé, tellement que je ne les vois plus. Je continue quand même d'avancer, je vais bien finir par les retrouver, en marchant vite.
Soudain, dans une rue perpendiculaire, sur ma droite, je les aperçois. Ils sont immobiles, à l'affût, comme s'ils attendaient un signal. Je m'apprête à les rejoindre, mais quelque chose, une sensation, me retient. Serait-ce ce sixième sens, cette fameuse intuition féminine ? Je décide de faire confiance à cette pensée semi inconsciente. Alors, trente mètres derrière eux, moi aussi je m'arrête, et j'attends.
Je les vois se raidir et jeter des regards entendus. Puis, un à un, ils disparaissent derrière le coin du mur. J'entends des cris, des bruits de coups. Ils doivent affronter ces fameux Sombreros. Le combat semble acharné, mais aussi inégal. Peu à peu, les voix de mes camarades s'éteignent, et je comprends qu'il n'y a désormais plus qu'un seul d'entre eux encore debout. Sans savoir pourquoi, je m'élance, poussé par cette même force qui me retenait quelques secondes plus tôt, et commence à faire tourner mon lasso au-dessus de ma tête, tout en lâchant un cri d'attaque à faire pâlir d'envie tous les grands chefs guerriers.
Je suis bientôt sur le champ de bataille, et, alors que tombe sous mes yeux mon dernier compagnon, je lance ma corde dans ce même geste que je faisais enfant pour rattraper mon chien qui tentait de s'enfuir. Dans ma fratrie, nous étions très doués pour ça, surtout ma s½ur. Les membres de la DN, surpris de mon arrivée, lèvent vers moi ce que je pense être leurs visages, mais se détournent rapidement pour observer le cercle presque parfait formé par le lasso qui tournoie élégamment vers eux. Alors qu'ils le voient se rapprocher, et, avec lui, leur fin, je crois distinguer dans leur attitude plus que de l'étonnement, presque de l'effroi. Calmement, la corde vient les encercler, et, encore dans les airs, se resserre perceptiblement autour de leurs cous alors que je tire dessus à l'autre bout. Déséquilibrés par sa pression sur leur nuque, ils basculent l'un vers l'autre. Lors d'une ultime traction de ma part, leurs crânes s'entrechoquent et leurs cervicales craquent. Je lâche la corde. Ils s'effondrent.
Qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Je vois les corps devant moi, et j'aurais vomi mon sandwich s'il n'était pas déjà sorti tout à l'heure. Je fais demi-tour, et, mû par un élan inconnu, je cours, cours, cours. Sans savoir comment, je retrouve devant la porte de l'endroit où j'ai passé la nuit. Essoufflé, épuisé, désorienté, je m'arrête un instant. Je suis toujours vivant.

# Posté le dimanche 15 février 2009 06:51

Modifié le samedi 10 octobre 2009 10:47

Intermède #6 : FCBF

Intermède #6 : FCBF
Je suis choquée. Carrément, totalement, superbement over choquée. Parce que les FanFiction TH sur le net, tout le monde connaît (hélas). Mais ça, ÇA, franchement, je m'y attendais pas. Et, toujours franchement, je me demande comment c'est possible. Non mais franchement. Un blog, une Fanfiction, ok, pourquoi pas. Mais un LIVRE. Franchement. Vous êtes pas choqués? Trop c'est Trop. C'est intolérable. Résistons à l'envahisseur. Unissons-nous et Luttons. On vous exploite, on vous spolie, Non ça c'est Arlette, c'est pas pareil.
Ce que je veux dire, c'est qu'il faut arrêter de se foutre de notre gueule et de nous faire croire que la moindre pré-adolescente en manque d'identité peut être écrivain. Je vous entend déjà me parler de Marc Lévy et de Guillaume Musso, mais euh, bon, voilà, ce sont plus des membres de star système que des écrivains. À mon avis. Désolée si certains aiment, mais c'est mon opinion.
Bref, ce que je veux dire, c'est que y en a marre. Y en a marre que dès qu'on cherche un truc à lire, dans un annuaire ou ailleurs, on doive se coltiner toute une liste de fictions pré-citées (Attention, je ne dis pas que toutes les fictions sur TH sont mauvaises. Je dis juste que y'en a marre).
Donc voilà, comme Lola qui a déjà réagi ici, j'ai décidé moi aussi de faire mon Besancenot des fictions. J'ai décidé de fonder le FCBF (à ne pas confondre avec le FBCF, la Formation Brute de Capital Fixe, qui n'a strictement rien à voir.). Le Fan Club des Bonnes Fictions.
Vous allez dire "ça sert à rien", et je suis bien d'accord. Mais ça fait du bien.
Donc voilà, inscription libre et gratuite, pour tous ceux qui veulent et sans payer. =D Si chacun des membres pouvait faire sa propre liste FCBF, ça permettrai à tous de savoir un peu comment s'orienter dans les fictions. histoire de montrer que, ensemble, nous pouvons contrer l'envahisseur. L'empire contre attaque, attention.
Il suffit juste de le dire, de le penser, de le faire.
Alors je voudrais citer toutes les fictions (en cours, désolée pour celles que j'ai suivies et qui se sont finies...) que j'aime, toutes les fictions que je trouve bien. Évidemment, c'est subjectif. Mais peut-être pourrais-je ainsi lancer le mouvement de ceux qui cherchent des bonnes fictions (et en trouvent). Et je vous invite à en faire autant, vous autres les (futurs) membres du FCBF.
J'ajoute que cette liste est susceptible d'être modifiée à tout moment, au gré de mes découverts ou des arrêts de certaines fictions...


Lola Nelly, parce que c'est la seule à écrire sur Superbus, parce que j'aime bien ce qu'elle écrit et comment elle l'écrit, parce que je comprends pas toujours, et parce que c'est bio l'amour.
Étoilemment fic, parce qu'elle écrit bien, parce que grey's anatomy, et surtout parce qu'elle sait trouver les mots. (terminée!)
Téléportons nous, parce que c'est un peu elle qui m'a donné envie de commencer à publier cette fiction. Et parce que j'aime son histoire, même si elle ne publie plus assez souvent...
Never forget 5, parce que, goddamnit!, j'arrive pas à savoir comment ça va se finir. Et ça me plaît.
Woddsberrybook, parce qu'une histoire peut être géniale et sadique. Et que, GODDAMNIT, celle-ci y arrive parfaitement. (terminée!)
Histoire des Cinq, parce que ça me rappelle vaguement Dune, et puis parce que j'aime beaucoup son histoire et sa façon d'écrire.
Is Writting, parce que j'aime beaucoup son style, et parce que la vie c'est pas toujours comme on veut.
Am I Real, parce qu'elle mélange à la perfection les genres, qu'elle écrit bien, et qu'on s'attache à tous ces personnages. (terminée!)
Ange Déchu, parce que c'est bien ficelé, bien écrit, bien tout court. (terminée!)
Show me, parce que c'est drôle, parce que c'est romantique, parce que c'est bien écrit.
Nachtfalter, parce que même si c'est malsain toute cette ambiance, on peut pas s'empêcher de continuer, ne serait-ce que pour voir si ça va finir, parce que c'est bien écrit et qu'ils sont attachants tous ces gosses. (terminée!)
Feuersturm, parce que c'est la même, c'est sanglant, c'est marrant (ou pas), et c'est toujours aussi bien écrit.
Reika, parce que c'est aérien, parce que c'est fantastique, parce que ça nous transporte ailleurs.

Et puisqu'il n'y a pas de mal à se faire du bien, je rappelle le nom de mes autres fictions, Happiness Ltd et Oh Goddammit, qui peuvent je l'espère se classer dans cette liste. Qui a dit "c'était facultatif"?

# Posté le vendredi 27 février 2009 15:13

Modifié le samedi 31 octobre 2009 08:52