And I wonder.

Ceci est un article à caractère informatif.

Tout d'abord, rectification : ce n'est pas un séjour que je fais à Bordeaux, à moins que les deux ans d'études (minimum) que je vais y effectuer soient considérées comme un séjour. En effet, lundi c'était ma rentrée, en première année DUT édition librairie. Comme je suis pauvre et que je veux un Mac (en plus!), et ben j'ai pas d'ordi. Donc, voilà pour Bordeaux.

Ensuite, la seconde information vous intéressera probablement un peu plus, puisqu'elle concerne mon histoire. En fait, même s'il m'est un peu dur de vous dire ça, je ne sais pas si je vais la continuer. D'abord parce que j'ai pas beaucoup de temps (et ça va pas s'arranger). Ensuite, pour des raisons plus intérieures. L'autre soir, je l'ai relue, et je me suis rendue compte que, franchement, ça faisait peur. Vraiment peur. Tellement peur que j'ai pas pu dépasser la page 12. Ok, j'étais toute seule, dans ma chambre, vers minuit, et je suis hyper sensible en ce moment. Mais bon, si ça m'est arrivé à moi, ça peut arriver à d'autres.
Or, je n'ai pas vocation à faire peur. J'ai vocation à faire rire, à dire des conneries, à faire de l'ironie. Je cherche donc à remanier cette histoire pour la rendre moins effrayante, plus drôle et subtile. Je me remets en question pour voir ce que je dois changer, ce qu'il faut remanier. Et surtout, s'il est possible de remanier. Cela risque de prendre un peu de temps, donc, je vous remercie d'être patients, et de me faire part de vos suggestions, si vous en avez.
S'il s'avérait impossible de rien changer, je vous tiendrai informés, et vous raconterai, grosso modo, la fin de l'histoire. Parce que, si elle n'est pas encore écrite, je l'ai déjà en tête.

Voilà à peu près tout ce que j'avais à vous dire. En espérant que vous comprendrez.

Bien sincèrement,
LorianO de Bordeaux.

# Posté le samedi 04 octobre 2008 09:24

Modifié le jeudi 25 juin 2009 06:00

Happiness is limited but misery has no end [ Happiness ltd, Hot Hot Heat ]XXIII

Happiness is limited but misery has no end [ Happiness ltd, Hot Hot Heat ]XXIII
Vous n'y croyiez plus, vous ne l'attendiez plus, vous n'y pensiez plus, vous l'aviez même oubliée. Et pourtant, l'impossible s'est réalisé. Alors vous êtes sortis de cet état de mutisme dans lequel, pour une raison inconnue, vous étiez rentrés. Vous vous souvenez maintenant du pourquoi, du comment. Tout s'éclaircit, la vie vous sourit à nouveau, et vous aussi vous souriez. Enfin, la délivrance vous a atteint, Dieu vous a exaucé, vous revivez, vous remangez, vous rebuvez, vous vous relavez, vous redormez, vous repensez, et sortez de cet état végétatif dans lequel vous vous croyiez coincés à jamais. Dans un optimisme débordant, vous faites passez le mot, à vos voisins, vos amis, vos parents. Les bourse remontent, le PS s'unifie, la Chine abandonne le communisme et donne sa liberté au Tibet, Barack Obama creuse encore plus monumentalement les écarts avec Mc Cain, Ben Laden se convertit au Bouddhisme et prône la paix dans le monde, le taux de chômage passe en dessous de la barre des 1%, le monde entier abandonne l'énergie nucléaire pour se concentrer sur le renouvelable, le réchauffement climatique n'est plus qu'un lointain souvenir, bref, tout, partout, s'arrange. On semble repartit pour de nouvelles Trente Glorieuses qui seront, on l'espère, au moins cinquante, soixante, deux cent, mille. Car, oui, enfin, j'ai mis la suite. J'ai décidé de continuer, de ne pas abandonner.
D'accord, j'extrapole probablement un peu (beaucoup?). Mais voilà, c'est dit, je continue. Je ne promet pas de suites régulières, ni extraordinaires, mais l'envie d'écrire m'est revenue. Alors je continue. Merci au passage à une certaine Marie dont j'ignore tout, mais dont le commentaire m'a fait très plaisir. Merci aussi aux autres d'avoir été quand même là pendant ce trou noir. Merci à celui qui, dans le sondage, a dit que j'étais géniale (je veux un nom! dénonce-toi!), et a celui qui a dit que c'était drôle au 28° degré (toi aussi, je veux ton nom!). Bref, merci à vous.
Et voilà, une fois de plus, j'ai fait un speech plus long que le texte lui-même. Faut dire que je ne sais pas faire court. Ceux à qui je laisse des commentaires ont du s'apercevoir que moins de trois lignes, je peux pas. C'est comme ça, j'y peux rien, et les cures de désintox pour se débarrasser de cette dépendance aux mots non plus. alors, si vous y êtes pas encore habitués, dépêchez-vous. Parce que je ne pourrais jamais y rien changer.
Bon, il est temps que je conclue je crois. Il y aura des suites, même si je ne sais pas trop ce que ça va donner. Je compte toujours sur vous pour être objectifs et m'aider à rectifier le tir si ça part trop en vrille. Merci.

J'ouvre, et, à tâtons, me faufile un chemin entre les corps amoncelés. Il y en a beaucoup, et la pièce est petite. La porte est restée ouverte, et, avec la lumière qui s'infiltre, je distingue un bout de mur et une couverture inoccupés. Me tassant, poussant un peu les autres, j'arrive à me faire une place pas trop inconfortable. La porte, sans doute par l'½uvre de Marlène, se referme. L'obscurité la plus totale m'envahit. C'est alors que je sens l'odeur. Un mélange de transpiration, de vapeurs d'alcool, et de saleté telle que notre société civilisée n'en fait plus depuis des années. Elle emplit la pièce, plus présente encore que tous ces gens qui m'entourent. Elle s'infiltre en moi, m'enveloppant dans son cocon douceâtre qui m'entraîne vers la somnolence, tel un boa hypnotisant sa proie. J'aurais cru qu'elle me ferait vomir, mais, au contraire, telle une mère, elle me sécurise, m'emportant doucement vers le sommeil. Toutes les questions que j'avais dans ma tête lorsque ma main était sur la poignée se fondent entre elles, me faisant oublier jusqu'à leurs thèmes. Mon corps, épuisé, débranche les connexions de mon cerveau.

# Posté le samedi 18 octobre 2008 06:49

Modifié le jeudi 03 septembre 2009 10:46

Quand deux tentes ne se touchent pas, ça fait une allée. [ Frank Dubosc, alias Patrick Chirac, dans Camping ]XXIV

Quand deux tentes ne se touchent pas, ça fait une allée. [ Frank Dubosc, alias Patrick Chirac, dans Camping ]XXIV
Bon, alors, j'ai écrit la suite. Le problème, c'est que c'est de la merde. Les phrases sonnent pas, le rythme est haché, fracturé, pas accompli. C'est comme si c'était pas moi qui avait écrit. Comme si, vous savez, j'avais vu ça de l'extérieur, vous connaissez cette sensation? Comme dans un rêve un peu brumeux. Bref, ce que j'ai écrit, c'est pas bon. Pas de trame, pas de rythme. il faut que je le réécrive, retravaille, que je fasse quelque chose quoi! Donc ben pause, temps mort, pouce comme disent les petits, en attendant que je refasse ça mieux. Parce que j'ai beau assumer d'écrire comme un chacal, j'ai quand même pas envie de vous faire lire un truc que moi même je trouve archi nul!
Finalement je vous le mets quand même, et j'attends vos avis pour voir ce que je dois changer. J'ai très légèrement remodifié. bref, je suis nulle pour les transitions, mais ça je savais. Dites moi ce que vous en pensez, franchement. Parce que moi je doute de la qualité de ce chapitre...


Des paroles. De la lumière. Des coups de pieds. Comme un campement qui se lève. Je me retourne, et les paupières encore à demi collées, la bouche encore engourdie par cette nuit – la première vraie depuis... Je ne sais plus –, je m'assois.
Autour de moi, des hommes, au moins une douzaine. Certains sont déjà debout, d'autres sont encore dans un état d'hébétude encore plus avancé que le mien. Au milieu de la pièce et de ces êtres, mal rasés et à la propreté douteuse, se tient Marlène, une bougie dans chaque main. Droite dans une grande robe ocre, elle pousse délicatement du bout du pied ceux qui n'ont pas encore compris que l'heure est arrivée. Voyant que je suis réveillé, à travers ses cheveux masquant à moitié son visage penché, elle me fait un sourire, un vrai. Un gentil et encourageant, comme un signe de connivence, de reconnaissance. Gauchement, j'essaye de le lui rendre. Après quelques instants, elle détourne le regard, se concentrant à nouveau sur sa tâche de réveil. Je me lève, plie ma couverture, et, encore étourdi par le sommeil, suis ceux qui se dirigent déjà dans l'autre pièce.
Là, nous nous tassons, nous entassons, nous empilons, nous agglutinons. Nous sommes excessivement serrés et il en vient encore. Les chaises ont disparu, mais la bougie est toujours à sa place, au centre de la table. Marlène franchit enfin la porte, et pose les deux chandelles qu'elle tenait de chaque côté de leur s½ur. Malgré leur rayonnement, les angles restent sombres, les ombres flottent toujours sur le plafond, les visages sont encore à moitié obscurcis.

# Posté le lundi 27 octobre 2008 09:06

Modifié le samedi 10 octobre 2009 10:39

Vous devenez une personne à la sexualité indéterminée parce que vous avez fait une rencontre fondatrice avec une statue dans un parking, et pourtant vous niez la possibilité que j'ai été mordu par un fantôme! [ John Irving, Un enfant de la balle ]XXV

Vous devenez une personne à la sexualité indéterminée parce que vous avez fait une rencontre fondatrice avec une statue dans un parking, et pourtant vous niez la possibilité que j'ai été mordu par un fantôme! [ John Irving, Un enfant de la balle ]XXV
HELLLLLOOOOOOW!!!
Et oui, I'm back, at least =D
Je sais, j'avais dit le 21, et on est le 22, mais bon, j'ai pas toujours la possibilité de faire ce que je veux, hein.
Alors, déjà, grande nouvelle : après maints et maints mois de réflexions (ou jours, ou semaines, comptabilisez ça comme vous voudrez, après tout), j'ai décidé de faire une deuxième fiction. C'était en fait un texte que j'avais commencé au printemps, à peu près, puis continué cet été, vaguement, et puis là, dans ces trois dernières semaines, je m'y suis remise sérieusement (c'est-à-dire que j'ai presque 11 pages manuscrites...). Pour ceux que ça intéresserait, rendez-vous sur Happiness-Ltd. Je compte sur vous!
Et, pour ceux qui s'en foutent, rassurez vous, je continue toujours cette histoire. Ben oui, je vais pas abandonner comme ça en cours de route. D'où la deuxième grande nouvelle du jour : je vous ai écrit deux chapitres pendant ces trois semaines. Alors, heureux? Et, en plus, j'ai vraiment pris du plaisir à les écrire, ce qui n'était pas forcément le cas des deux précédents. J'ai retrouvé mon Arnaud un peu cruche et exalté des débuts, celui qui me correspondait plus. Et, à un moment, je me suis même marrée toute seule devant ma feuille.
Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

L'apparition de la seule femme de l'assemblée a fait taire les rares chuchotements. Les mains posées sur la table, elle nous regarde, l'un après l'autre, comme pour nous scruter jusqu'au plus profond de nous-même. Puis, presque imperceptiblement, un sourire s'étire sur ses lèvres.

« Bon. Si vous êtes là aujourd'hui, c'est que, comme moi, et comme tous les membres de l'Organisation, vous nourrissez un idéal. Comme nous, vous désirez vous débarrasser de cet étau qui nous enserre, lutter contre cette puissance qui nous opprime. Vous aussi, vous êtes prêts à tout pour la liberté. Vous aussi, vous rêvez d'un monde meilleur qui... »

Je ne sais pas pourquoi, mais elle me fait penser à Juliette. Son regard, peut-être, sa façon de nous jauger d'un air quasi dédaigneux avant de nous accepter par un sourire. Je me demande ce qu'elle fait, en ce moment. Ce qui se passe dans le monde d'où je viens. Est-ce que la vie continue alors que j'ai disparu ? Suis-je dans un repli espace-temps où la vie se déroule alors qu'ailleurs pas une seconde ne passe ? Est-ce que quelqu'un pense à moi là-bas ou bien n'ai-je jamais existé ?
Subitement, Juliette me manque. Telle une onde de choc qui n'arriverait à moi que maintenant, elle se met à me manquer terriblement. Comme un vide nerveux contracté au fond de mon ventre, comme une sécheresse dans mes cordes vocales, comme des frissons le long de mes jambes. J'ai besoin d'elle, de la voir, de la sentir, de la serrer dans mes bras comme je ne l'ai jamais fait. Irrépressiblement, j'ai envie qu'elle soit là, pour lui dire que je l'aime, et que tout ce que j'ai pu dire ou faire qui allait à l'encontre de ça, ça n'existe plus. Qu'il n'y a plus qu'elle, et que je ne sais pas pourquoi ça m'a échappé jusque-là. Tout d'un coup, elle est vraiment devenue Ma Juliette. Il a fallu que je parte si loin pour me rendre compte à quel point elle m'est nécessaire, mais au moins ce voyage n'a-t-il pas été vain.

# Posté le jeudi 13 novembre 2008 11:14

Modifié le samedi 10 octobre 2009 10:41

Guess who's the topic of conversation? [ 5 times out of 100, Hot Hot Heat ]XXVI

 Guess who's the topic of conversation? [ 5 times out of 100, Hot Hot Heat ]XXVI
Blocus des IUT, c'est la caca, surtout qu'il y a les partiels la semaine prochaine. Ça m'énerve! Non pas que je sois pour la réforme des universités, au contraire, les manifs tout ça je veux bien, mais le blocus...Laissons bosser ceux qui veulent.
Bref, l'avantage, c'est que je peux poster cette suite. Sympa, hein? Alors, Arnaud me fait rire dans cette partie, avec son attitude un peu "je plane à 2000"... Merci Arnaud. =D
Et puis aussi, je vous ai écrit quelques autres petits chapitres, à lire pendant les vacances. Pas mal, hein?
Lisez bien!

Et aussi, n'oubliez pas mon autre fiction : Happiness-Ltd

Et puis, c'est new, retrouvez sur le premier article la liste des trois derniers articles publiés et leurs dates de publication. Pour mieux vous y retrouver...

« ... La meilleure façon que nous avons trouvée pour les anéantir consiste à lancer vers eux une corde munie d'un n½ud coulant afin d'enserrer leur cou, puis de tirer sèchement sur l'autre extrémité que vous avez toujours en main dans le but de briser leurs vertèbres cervicales.
- En fait, il suffit d'utiliser le lasso comme les cow-boys au rodéo. »

Tout le monde se retourne vers moi, mais c'est le regard de Marlène qui me pénètre le plus. Comme si je lui avais ôté ce qui fait sa plus grande joie.

« Comme quoi ? , demande-t-elle, mi-menaçante, mi-pouffante.
- Oh, juste un jeu de là d'où je viens. »

Je ne sais pas ce qui m'a pris d'intervenir. Ils continuent tous à me fixer, l'air outré, de la même manière que si j'avais dit une obscénité ou interrompu leur gourou sacré. Serais-je entré dans une secte?

« D'autres coutumes rurales à évoquer ou je peux poursuivre? »

Ils détournent enfin leurs regards et reconcentrent leur attention sur Marlène, tout en secouant la tête en signe de négation.
Tandis qu'elle reprend ses explications, j'enfonce, écarlate, la tête dans les épaules, et me force à écouter, en essayant d'être le plus invisible possible. Malgré tout, plusieurs fois, ses yeux reviennent se poser sur moi, presque rieurs, comme si elle désirait que j'intervienne encore. Mais je m'efforce de rester le plus inexpressif possible.
Marlène donne des précisions sur le lieu de l'attaque, le nombre probable de nos opposants (« deux ou trois, ils se déplacent rarement à plus »), et réexplique le coup de la corde à ceux qui n'ont jamais regardé de westerns.
Petit à petit, les questions s'espacent, et la tension qui commence à s'accumuler dans l'air nous fait savoir que la réunion touche à sa fin.
Puis, un long silence pesant s'installe, seulement entrecoupé de raclements de gorges et de frottements de chaussures sur le sol. Nous sentons la peur monter et la mort approcher. Nous savons qu'il est l'heure, mais tenons à profiter de quelques secondes en plus. Marlène, dont le regard se pose tour à tour sur chacun d'entre nous, ne fait qu'accentuer cette sensation de malaise. Nous réalisons enfin qu'aucun retour n'est désormais possible. Elle avait tort. Ces gens ont encore quelque chose à perdre. Et cette chose, leur vie, ils y tiennent plus que tout ce qu'elle pourra jamais imaginer. Car, j'en suis sûr à présent, Marlène n'a jamais vécu cette expérience perturbante qui consiste à savoir l'heure de sa mort. Elle ne saura jamais.

« Si vous n'avez pas d'autres questions, alors il est temps d'y aller. »

Nouveaux signes de négation, cette fois-ci à contrec½ur. La chaleur diffuse du petit poêle sera sûrement la dernière à nous atteindre jamais.

# Posté le dimanche 23 novembre 2008 08:49

Modifié le samedi 10 octobre 2009 10:43